L’apprentissage est l’une des grandes réussites des dernières années. En quelques années, la France est passée d’environ 300 000 à plus d’un million d’apprentis. Pour les PME, c’est un levier central d’insertion, de transmission des compétences et de recrutement durable.
Mais ce succès est aujourd’hui fragilisé. En 2025, une baisse de 4,4 % des nouveaux contrats a été observée, tandis que les financements continuent d’être revus à la baisse et que les règles changent presque chaque année.
Les formations supérieures en apprentissage – du bac+2 au bac+4 – ont profondément transformé l’image du dispositif. Elles ont démontré que l’apprentissage n’est ni une voie par défaut ni une filière de second choix, mais un parcours d’excellence et d’emploi. D’ailleurs, 65 % des apprentis sont en emploi salarié six mois après leur sortie.
Aujourd’hui, les branches professionnelles disposent d’une marge de manœuvre limitée pour ajuster les financements, mais cela ne compense pas l’instabilité globale du système.
👉 La CPME est claire : l’apprentissage a besoin de stabilité.
Continuer à rogner les financements et à modifier les règles, c’est mettre en danger un dispositif qui fait pourtant la preuve quotidienne de son efficacité pour les jeunes et pour les entreprises.